La nature ne se précipite pas, pourtant, tout est accompli.
Lao Tseu
« Si j'avais eu la conscience suffisamment claire et les mots suffisamment nuancés pour l'exprimer, j'aurais aimé te dire que nous sommes là pour explorer, découvrir et partager ce qu'il y a de meilleur en nous… Cherche la beauté, la vérité, l'excellence en accueillant aussi ta fragilité, ta vulnérabilité et ton ombre, de sorte d'être à même d'accueillir celles des autres. » Tagore (1861-1941) ............................. Bienvenue sur mon blog, écrivez-moi sbcath@hotmail.com !
Craint-on la transformation ? Mais
sans transformation que peut il se produire? Qu'y a-t-il de plus cher
et de plus familier à la nature universelle?
Toi-même, peux-tu
prendre un bain chaud, si le bois ne subit aucune transformation?
Peux-tu te nourrir, si les aliments ne subissent aucune
transformation? Et quelle est celle des autres choses utiles qui peut
s'accomplir sans transformation ? Ne vois-tu donc pas que ta propre
transformation est un fait pareillement nécessaire à la nature
universelle ?
Marc-Aurèle (Le grand livre de la Sagesse)
"Toujours en nos rêveries, la maison est un grand berceau.
La maison est imaginée comme un être vertical, elle s'élève. Elle est un des appels à notre conscience de verticalité. La maison est imaginée comme un être concentré. Elle nous appelle à une conscience de centralité."
Gaston Bachelard, la poétique de l'espace, 1957
La nature est la plus grande des bibliothèques et elle est toujours ouverte...
Les arbres m'apprennent la discrétion. J'admire leur retenue, leur timidité. Aucune frondaison ne s'emmêle aux autres. Aucun tronc ne nuit à ses voisins. Les arbres ont l'infinie noblesse de ne pas se toucher. Chacun tire de la terre la force de se hisser au ciel, en silence.
Sylvain Tesson
À Kandersteg
Peinture : Van Gogh, Champs de blé sous un ciel d'orage, 1890
Soyez remercié, mon corps,
D’être ferme, rapide, et
frémissant encor
Au toucher des vents prompts ou des brises profondes ;
Et vous, mon torse droit et mes larges poumons,
De
respirer, au long des mers ou sur les monts,
L’air radieux et
vif qui baigne et mord les mondes...
(Photo : Einmeldingen, août 2025) Émile Verhaeren (La joie, Multiple Splendeur,1906)
"Le meilleur gouvernement est celui où il y a le moins d'hommes inutiles.
Le doute est un état mental désagréable, mais la certitude est ridicule.
L'art de gouverner consiste à prendre le plus d'argent possible à une catégorie de citoyens afin de le donner à une autre.
On n'a jamais fait croire des inepties aux hommes que pour les soumettre.
L'art de la médecine consiste à distraire le malade pendant que la nature le guérit.
Un jour, quelqu'un vint voir Socrate et lui dit :
- Écoute Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s'est
conduit.
- Arrête ! Interrompit l'homme sage. As tu passé ce que tu as à
me dire à travers les trois tamis ?
- Trois tamis ? dit l'autre, empli d'étonnement.
- Oui, mon bon ami : trois tamis. Examinons si ce que tu a as à me
dire peut passer par les trois tamis. Le premier est celui de la
Vérité. As tu vérifié si ce que tu as à me dire est vrai ?
- Non ; je l'ai entendu dire, et ...
- Bien, bien. Mais assurément, tu l'as fait passer à travers le
deuxième tamis. C'est celui de la Bonté. Ce que tu veux me dire,
si ce n'est pas tout à fait vrai, est-ce au moins quelque chose de
bon ?
Hésitant, l'autre répondit : « non, ce n'est pas quelque chose de
bon, au contraire... »
- Hum, dit le Sage, essayons de nous servir du troisième tamis, et
voyons s'il est utile de me raconter ce que tu as à me dire ...
- Utile ? Pas vraiment, non.
- Eh bien, dit Socrate en souriant, si ce que tu as à me dire n'est
ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir, et quant à toi,
je te conseille de l'oublier .